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Sans recommander ce système de « non épuration », force est de constater que le rejet des eaux usées domestiques dans une tranchée végétale dans laquelle l’eau « se perd » dans la nature par évaporation et par infiltration est de loin plus performante pour la protection de l’environnement que les meilleurs micro-stations d’épuration très chères et recommandées par l’administration.
La solution la moins performante et de loin la plus chère est l’épuration collective.
La solution la plus performante et la moins chère est l’usage d’une toilette à litière et l’épuration sélective des eaux savonneuses.
Il existe de nombreuses solutions intermédiaires, adaptables à chaque situation.
Poussons le raisonnement de la non épuration jusqu’à l’absurde.
Admettons la situation la plus défavorable, mais hautement improbable, voire impossible : l’infiltration de la totalité de l’azote contenu des eaux usées dans le sol. Les épurateurs justifient le placement des égouts par la protection des eaux souterraines. En fait, l’azote (l’élément-clé de la pollution des eaux) contenu dans les eaux urbaines représente à peine 10% de l’azote que l’agriculture rejette dans les eaux souterraines.
En dépensant une petite fraction des sommes astronomiques prévues pour l’épuration dans une agriculture durable, la réduction de la pollution serait de loin supérieure à ce que l’on pourrait espérer du programme d’épuration.
N.B.
Il ne faut tout de même
pas oublier que l’épuration collective rejette dans la nature entre 40
et 80 % de l’azote contenu dans les eaux urbaines, via l’épandage des boues,
sans parler de la pollution des sols par les métaux lourds.