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Article paru dans la revue Sources Vitales, (Bulletin de l’Association Bio-Electronique Vincent) n°55, Juin 2005, pages 36 - 39
Vaste question que celle de la conservation de l’eau
osmosée dans des récipients inaccessibles au nettoyage.
Au départ, un récipient de stockage de l’eau
osmosée sous évier n'est pas stérile et peut donc
contenir aussi bien des germes pathogènes que non
pathogènes. Ceux-ci évoluent au fil du temps et à
leur gré, surtout en été. D'autre part, peu de
gens vident réguliè-rement et totalement leur
réservoir qu'il est d'ailleurs impossible de vider totalement
quel que soit le récipient utilisé. A ma connaissance
à l'intérieur de ces récipients on trouve deux
sortes de réceptionnaires de l’eau pour leur stockage.
Soit une espèce de membrane plastique défor-mable qui se
déforme sous la pression quand on remplit le récipient et
qui se contamine un peu moins que la traditionnelle vessie (genre
ballon d'anesthésie) en caoutchouc avec ses plis et replis ou
l'eau stagne continuellement à fur et à mesure que le
ballon se vide. Pour vider ces récipients il faut en
général laisser tomber la pression autour de cette
membrane ou vessie et regonfler le bidon après nettoyage ce qui
est hypothétique. Nous avons essayé à maintes
repri-ses d'utiliser l'extrait de pamplemousse pour la
désinfection des récipients, mais sans succès.
Même en ayant laissé tombé la pression il est
pratiquement impossible d'introduire quoi que ce soit dans ces
récipients car ils sont totalement clos à part le trou
d’entré de l’eau qui sur la plupart des
modèles fait à peine 1 cm de diamètre. Il est plus
que difficile d’introduire un pro-duit désinfectant dans
ce récipient, surtout si l’introduction ne se fait pas
sous pression et même là, plusieurs essais de nettoyages
ont été un échec. Ne parlons pas du rinçage
qui est quasi impossible mais dont un restant de traces d’extrait
de pamplemousse n’est en aucun cas préjudiciable pour la
santé. Par contre utiliser dans ces conditions des
désinfectants chimiques est à proscrire.
Au niveau du particulier, un récipient contaminé se
contrôle de la façon suivante. Soit au goût qui est
en général la première des indications d'une
contamination et qui est très fréquent au bout de 2-3
ans, surtout en été. Encore faut-il que la personne
dispose d’un goût aiguisé ce qui n’est pas le
cas chez tout le monde. Soit utiliser une autre méthode plus
complexe qui suppose un démontage des tubulures et un
récipient de stockage ayant déjà servi pendant 2-3
ans. Prendre au même moment la mesure de la conductivité
de l'eau osmosée à la sortie de la car-touche
d’osmose inverse et avant son entrée dans le
récipient, et un deuxième échantillon d’eau
osmosée ayant séjourné 2-3 jours dans le
récipient de stockage. Comparer les deux me-sures et vous
trouverez probablement une différence significative. Faire un
deuxième test de comparaison. Récolter toujours de l'eau
osmosée à la sortie de la cartouche de la membrane
d'osmose inverse. La mesurer et la stocker (ne pas utiliser l’eau
dans laquelle vous avez fait tremper le conductimètre) pendant
2-3 jours dans un récipient en verre bien propre, rempli
à ras bord et bien fermé dans un endroit frais et
à l’abri de la lumière. Cette eau servira de
té-moin. Mesurer ce témoin après les 2-3 jours.
Normalement la différence de conductivité sera beaucoup
moins importante que celle obtenue avec l’eau ayant
séjournée dans le récipient de stockage de
l’osmoseur. En général la différence des
résultats est édifiante. Plus la différence de
conductivité est importante entre l’eau à la sortie
de la membrane et l’eau stockée, plus vous avez de chance
que le récipient comporte une charge anormale
d’éléments indésirables. Le plus souvent
l’augmentation du biofilm en est la cause. Même, si en
principe ce biofim n’est pas nocif pour la santé, il
n’est pas exclu qu’il peut contenir des bactéries
pathogènes. Dans tous les cas, il n’est de toute
façon pas agréable de savoir que son eau osmosée
est stoc-kée sur un biofim quelconque, même s’il
s’agit d’un simple développement d’algues
mucila-gineuses.
Il m'a été donné de voir coupé (seul
méthode d'ouverture du récipient qui est totalement
sou-dé) plusieurs récipients qui présentaient
à l'intérieur soit, un simple biofilm tout fin, soit
car-rément une espèce de glue infâme et
conséquente. Même si on vide le récipient quand on
est absent pendant 15 jours, ce que peu de gens font, l'eau
résiduelle stagnante dans le récipient sous évier
est contaminée au retour. Dans ce cas il faut
impérativement faire écouler à
l’égout la première et souvent même la
deuxième charge d’eau après remplissage du
récipient de stockage.
Il y a à peine 1 mois, un assembleur sérieux à qui
j’ai fait la remarque en ce qui con-cerne la contamination des
« récipients d’eau osmosée sous évier
» m'a dit que ce pro-blème est ultra connu par les
assembleurs spécialisés en osmose inverse sérieux
et qu'un récipient s'entretient exactement de la même
façon que le restant des autres éléments
d’un osmoseur. A ma question comment ? Sa réponse a
été: le récipient sous évier se change
annuellement !!!! Quel vendeur d’osmoseur a jamais eu le courage
de vous expliquer cela ?? La plupart des vendeurs ne connaissent rien
à l’eau et encore moins à la conservation
d’une eau osmosée et à l’osmose inverse et
leur seul et unique soucis est la vente. Ceux qui en sont conscient
savent pertinemment que cela augmente de façon sensible le prix
de revient de l’eau osmosée et que son appareil ou son eau
osmosée sera plus cher que celle de son concur-rent, moins
honnête. Naturellement cette façon simple de rechercher
une contamination éven-tuelle de l’eau osmosée est
imprécise mais a le mérite d’être peu
coûteuse. La meilleure façon et la plus précise est
une analyse bactériologique officielle mensuelle
exécutée par un labo compétant et agrée.
Mais cela est impossible à réaliser par un simple
particulier car entraînant de trop grosses dépenses. Cela
est aussi mon cas personnel qui n’est qu’un simple
chercheur indépendant en retraite et qui ne peut pas non plus se
le permettre financièrement.
D’autre part, prenons le cas de l'eau osmosée
utilisée en dialyse. A ma connaissance à Stras-bourg le
service de dialyse utilise l’eau osmosée et est ultra
méfiant en ce qui concerne les récipients à cause
des contaminations constatées. Il y a très, très
peu de marques qui sont agrées dans ce service. (je ne connais
pas les marques) Pour finir, une indiscrétion. D'après
les renseignements que je possède et qui je
l’espère sont fiables et crédibles, il semblerait
que le service des fraudes se penche actuellement sur ce
problème des contaminations des récipients
d’osmoseurs et se pose la question de savoir s'il ne faut pas
s'acheminer dans un futur proche, soit par une limitation du volume des
récipients pour que les gens soient obligés de faire
mar-cher l’osmoseur pratiquement en continue (une membrane
d’osmose inverse est étudiée pour filtrer en
continue et non pour être à l’arrêt 50 % du
temps) et forcer ainsi les gens à vider entièrement et
journellement leur récipient de réserve. Soit tout
simplement de le supprimer et de l’interdire pour le remplacer
par des réservoirs accessibles que l'on peut nettoyer. Cette
dernière proposition est celle que je préconise depuis
fort longtemps. Enfin autre as-tuce, pourquoi croyez-vous que
certains assembleurs (ou fabricants, puisqu'ils veulent être
appelés ainsi !!) intègrent dans la cartouche de charbon
actif ou dans leurs cartouches de lis-sage finals, des tampons d'argent
?? Un vieux truc que nous autres anciens des labos connais-sent bien et
utilisaient couramment pour conserver l'eau distillée et
éviter sa contamina-tion. Mais es-ce la solution pour la
santé ?? A ma connaissance aucune étude n’a
été réalisée à ce sujet. Les
assembleurs les plus malins, souvent des américains, mettent
après le récipient de stockage et avant le robinet de
soutirage un dernier petit filtre à charbon. Ils savent
pour-quoi. Le charbon cache en effet le goût d’une
éventuelle contamination tout en faisant office de filtre
bactériologique. Ce dernier doit être changé
souvent et très régulièrement.
Prenons bien conscience que l’eau est un élément
fragile du moment qu’elle stagne. Toute eau quelle qu’elle
soit, doit être stockée le moins longtemps possible,
à l’abri de la lumière et au frais, dans des
récipients remplis à ras bord, bien fermés et
manipulés avec soin, car elle a tendance à se contaminer
relativement rapidement.
Une dernière remarque pour finir sur ce sujet. Une revue de
produits biologiques à grand ti-rage distribuée
gratuitement dans les magasins bio n'a pas publié la
totalité de l'un de mes articles comportant des remarques sur la
contamination éventuelle des récipients de stoc-kage de
l'eau osmosée que je leur ai proposé. Je me suis toujours
posé la question pourquoi ?? Je pense tout simplement que je
dérange. En effet j’ose dire ce que j'ai effectivement
constaté. Mon indépendance financière me
permettant d’être et de rester impartial et intègre.
Mais curieusement leurs annonceurs vendent aussi des osmoseurs avec
récipients sous évier !!! Bizarre, bizarre !!! Où
reste la liberté d'expression ?? Que doit-on en conclure ?? Je
sup-pose qu'en réalité cette revue comme
probablement toutes les autres revues comportant des annonces
d'industriels, fabricants, producteurs etc...., ne vit que grâce
à ses annonceurs et ne peut donc de ce fait, être
impartial.
Autre chose que je n'ai pas évoqué dans mon précédent article, c'est le conseil donné par beaucoup de vendeurs d'osmoseurs, qui est de relier en dur et/ou en fixe la tubulure d'eau de rejet de l'osmoseur sur l'évacuation d'un évier, lavabo etc.. Cela aussi est à mon avis absolu-ment à proscrire. Nous savons tous par expérience qu'une évacuation d'un évier, lavabo etc... est un véritable nid à microbes. Pour le voir, dévisser donc l’évacuation de l’évier ou du lava-bo ou plus simplement la tubulure du rejet de l'eau osmosée qui est branché sur une telle éva-cuation et vous serez stupéfait de ce que vous allez trouver. Rapidement vous allez être con-vaincu que c'est une chose à surtout ne pas faire. Il faut relier le tout de telle façon que la tu-bulure de rejet de l’eau de l’osmoseur reste accessible au nettoyage ou plus simplement laisser s’écouler l’eau de rejet à l’air libre dans l’évier ou le lavabo même. Là où le problème se corse, c'est que l'on constate au fil des années une remontée bactérienne dans la tubulure de l’eau de rejet de l'osmoseur jusqu'à la membrane d'osmose inverse. Cette dernière est suscep-tible d’être attaquée par les bactéries qui la grignotent. Il se crée des micros trous dans la membrane qui laissent passer à la longue aussi bien les bactéries que l'eau de ville.
Comme ce phénomène continue à progresser régulièrement de jours en jours et qu’il est ultra lent, on ne remarque rien. Il est impossible de le détecter au goût. Finalement au bout de quel-ques années, sans contrôle, nous avons le risque de boire de l’eau de ville contaminée à la place d’une eau osmosée de qualité irréprochable et cela s’en, s’en apercevoir. Ce n'est pas pour rien qu’un fabricant allemand, en particulier celui qui travaille d’après les critères de la bioélectronique de Vincent et dont l’appareil est d’un prix fort compétitif, a mis en place sur son appareil un récipient sur évier facilement accessible au nettoyage avec un rinçage sé-quentiel de la membrane qui rince celle-ci toutes les 4 heures pendant une vingtaines de secondes à chaque fois. Ceci évite la fixation bactérienne et celle du calcaire et autres miné-raux sur la membrane. Cela évite aussi l'installation non justifiée, d'un adoucisseur, sauf si l'eau de ville utilisée pour l’osmose inverse dépasse 50° Th. Comme en plus cet appareil com-porte un conductimètre incorporé, cela permet une surveillance automatique continuelle de la qualité de l’eau osmosée produite. Cet appareil est, d’après mon expérience dans ce domaine particulier, le plus sûr et le performant que je connaisse. Ce même fabricant construit aussi des osmoseurs de taille plus grande permettant des débits beaucoup plus importants, utilisés par les laboratoires pharmaceutiques ou des boulangeries par exemple, mais toujours en res-pectant les mêmes critères de sécurité et les règles de la Bioélectronique de Vincent.
L’appareil allemand dont il est question est sur le
marché depuis 1986 et ses constructeurs ont personnellement
connus et travaillés avec M. Cl. L . Vincent, inventeur de cette
méthode d’analyse. Ils sont en même temps fabriquant
du célèbre appareil de Morathérapie, ce qui est
une référence. C’est exprès que je ne cite
pas ses coordonnées dans cet article pour ne pas faire croire
que je suis sponsorisé par cette firme même si
j’entretien d’excellents rapports avec eux. Je ne souhaite
pas favoriser l’une ou l’autre marque car j’aime bien
garder mon in-dépendance dans ma recherche. Par contre, je suis
tout à fait disposé à fournir leurs
coordon-nées si quelqu’un me le demande par Internet.
http://perso.wanadoo.fr/fibromyasan/
Maintenant il existe peut-être sur le
marché français des appareils ayant les mêmes
avantages, critères de sécurité et de B.E.V. que
l’appareil allemand mais malheureusement il n’a m’a
pas été donné l’occasion de les
connaître. A vous de les rechercher. Personnellement je souhaite
simplement que vous vous fassiez votre propre idée sur les
problèmes que je viens d’évoquer. Faites
votre choix en conséquence. Il n’est pas question pour moi
de vouloir vous faire peur car a ma connaissance aucun véritable
drame ne s’est produit à ce sujet. Je ne veux pas non plus
vous convaincre de la véracité de ce
phénomène pour favoriser l’une ou l’autre
marque, mais je souhaite vous rendre attentif à un
problème éventuel réel que peut poser le stockage
de l’eau osmosée. Moi pour ma part, mon choix est fait.
J'ai vu assez d'imperfections dans les constructions de certains
osmoseurs pour me faire une idée précise des conceptions
aberrantes que comportent beaucoup
d’entre-deux.
Richard Haas, Août 2004
Cher Richard,
C’est avec attention que j’ai lu ton
texte. Utilisateur d’appareil à osmose inverse de-puis
près de 20 ans, j’ai également été
confronté au problème que tu signales. Dans mon premier
appareil, après 6 ans d’usage continu, une odeur
désagréable est apparue que même le filtre de
charbon actif a eu du mal à éliminer. La
désinfection à l’aide de l’eau
oxygénée a prolongé la durée de vie de ce
réservoir de 2 ans. Après cela, j’ai
remplacé tout l’appareil.
L’analyse bactérienne n’a pas
relevé la présence de germes de contamination
fécale (coliformes, streptocoques), ni de
sulfito-réducteurs. La flore bactérienne était
composée de plusieurs centaines (>600) par 100 ml de
bactéries banales. De ce fait, l’eau obtenue ne
répondait plus aux normes pour l’eau potable, sans
être dange-reuse pour la santé.
Après démontage du réservoir de
stockage, j’ai également constaté la
présence d’une couche gluante que tu appelles
“biofilm”.
Par après, je me suis imposé à
introduire tous les deux mois, dans la cartouche du préfiltre de
mon nouvel osmoseur 200 ml d’eau oxygénée à
0,5%. Les molécules de H2O2, à l’instar des
molécules d’eau, traversent la membrane et
désinfectent le réservoir. Cette mesure
préventive et répétée prévient dans
les faits la formation de ce biofilm, mais au prix d’une
augmentation du rH2 de l’eau consommée. Cette
augmentation a varié de 0,5 à 2 unités suivant le
moment du prélèvement par rapport à
l’introduction du H2O2.
Ceux qui connaissent la BEV, savent qu’une eau
dont le rH2 dépasse 29 unités, ne peut plus être
considérée comme bio-compatible, sans être
dangereuse pour autant. Que faut-il donc choisir? Accepter la
présence de quelques centaines de bactéries banales dans
sa boisson ou boire de l’eau dont le coordonnées
bio-électroniques ne sont plus parfaites?
Ma position est que ni l’un ni l’autre
n’est réellement dangereux pour la santé. La
présence, même en nombre, de bactéries banales
n’est pas préjudiciable à la santé. Dans
l’alimentation quotidienne, nous en absorbons mille, voire dix
milles fois plus avec nos crudités et fruits. Boire une eau dont
le rH2 est 29, même 30, ne tue personne. Cette pratique ne
devient dangereuse que par la conjonction d’une série
d’autres facteurs entamant le fonctionnement du système
immunitaire. Avec une hygiène de vie correcte et une
alimentation équilibrée et saine, le risque est nul.
Il faut cependant veiller à la qualité
de l’eau de notre boisson. L’odeur et/ou le goût qui
apparaît à la sortie d’un appareil à osmose
inverse est un signe auquel il faut rester attentif. Dans certaines
installations, ces odeurs apparaissent après 2 ans, dans
d’autres, il faut attendre plus de 10 ans, sans le moindre
entretien du réservoir de stockage. Nous ne pouvons
qu’espérer qu’un fabriquant mettra un jour sur le
marché un réservoir de stockage démontable et
lavable. Pour moi, c’est la solution de loin la plus rationnelle.
Les astuces de rinçages récurrentes et le remplacement
annuelle du réservoir entrent dans une logique plutôt
commerciale et deviennent de ce fait un argument de vente, sans un
effet réel sur la santé du consommateur. Tu dis
toi-même dans ton texte qu’il n’y a pas eu,
jusqu’à présent, d’accident de santé
signalé par les usagers de ces systèmes. Pourtant,
j’ai visité, au cours de mes campagnes d’analyses,
de nombreux ménages où l’appareil à osmose
inverse était souvent en piteuse état, faute
d’entretien correct.
La présence d’un biofilm est tout
à fait courant dans tout système (récipents,
réservoirs, tuyauterie, etc.) qui contient de l’eau. Elle
est même présente dans les canalisations d’eau de
distribution, en dépit de la présence du chlore. Ce film
fait partie intégrante de tout écosystème
aquatique et joue le rôle irremplacable de purification de
l’eau. Sans ce biofilm, aucun système
d’épuration ne pourrait fonctionner. Dans les
étangs de finissage des systèmes d’épuration
sélective des eaux grises, c’est précisément
ce biofilm qui achève la purification de l’eau (avec la
lumière du jour). Dans ces étangs l’eau en contact
intime avec son biofilm répond bien souvent aux normes pour
l’eau potable, alors qu’il s’agit tout simplement de
l’eau usée épurée. Observe attentivement le
griffon d’une source fournissant une eau de qualité. Le
biofilm y est également présent. En grattant ce biofilm,
on y découvrirait à l’analyse même des germes
réputés pathogènes, sans que l’eau en
contact (je dirais plutôt en équilibre biologique) en soit
nécessairement contaminée.
Je serais plutôt inquiet en constatant
l’absence d’un biofilm dans un réservoir de stockage
d’eau potable. L’eau pure n’est pas naturellement
stérile, autrement elle ne serait pas bio-compatible.
L’absence de biofilm après un séjour
prolongé de l’eau trahit la présence d’un
biocide autrement plus dangereux pour la santé que les quelques
centaines de bactéries, même réputées
pathogènes, qui pourraient se trouver dans un verre d'eau
potable.
La stérilité du milieu aqueux est un
concept qui découle logiquement de la dérive de la
pensée de Pasteur. Vouloir “chercher la petite
bête” partout pour la détruire à l’aide
d’un biocide quelconque est une idée malheureusement
récurrente, même dans les milieux s’occupant de
médecines douces et de vie saine. Rien n’est plus facile
que faire peur au public en agitant le spectre de contamination
bactérienne. Ces démarches sont toutes basées sur
une hypothèse scientifiquement contestable suivant laquelle la
présence de bactéries équivaut à un danger
de maladie. C’est une caricature de la pensée
scientifique. L’apparition des maladies est toujours le
résultat de la conjonction d’un certain nombre de facteurs
endogènes et parfois exogènes à l’organisme.
Même, le soi-disant “principe de précaution”
est pris en défaut par l’incohérence scientifique
de la démarche. On fait la chasse à la moindre trace de
vie dans son eau potable, alors qu’à chaque contact avec
un objet ou un autre être vivant des milliers, voire de millions
de bactéries s’introduisent dans notre organisme tous les
jours.
Mais revenons à l’osmose inverse et
à la production domestique d’eau bio-compatible.
Lorsqu’on ne dispose que de l’eau de distribution –
dont la potabilité est d’ailleurs garantie par la loi
– pour faire de l’eau bio-compatible, la technique de
l’osmose inverse est incontournable. Il ne s’agit pas ici
de bactéries – dont l’élimination est
accessoire et facile – mais de la correction des
coordonnées bio-électroniques, bien plus difficile. Le
facteur prédominant qui distingue une eau légalement
potable d’une eau bio-compatible, n’est pas la
présence ou l’absence de tel ou tel bactérie, mais
la quantification W de Vincent. Une eau bio-compatible a un W compris
entre 3 et 30 microwatts une eau acceptable entre 30 et 100. Les eaux
de distribution légalement potables ont un W de l’ordre de
800 microwatts, parfois plus de 1.000! C’est à ce niveau
que l’osmose inverse rend un service irremplaçable en
ramenant le W de l’eau de ville à une valeur raisonnable.
L’efficacité de la membrane à
osmose inverse est facile à tester à l’aide
d’un conductimère miniaturisé couramment vendu
pour quelques dizaines d’euros dans le commerce. Il est difficile
d’imaginer l’émergence d’une colonie
importante de bactéries réellement pathogènes
dans un système à osmose inverse, même en l'absence d'entretien. Lorsque l’élément
filtrant en charbon actif est régulièrement
remplacé suivant les recommandations du fournisseur, des odeurs
ne peuvent pas apparaître dans l’eau filtrée. Si
l’odeur apparaît malgré ces précautions,
c’est que le système doit être retourné au
fournisseur pour un grand entretien.
Pour les puristes et les inquiets, je peux
conseiller les systèmes à osmose inverse sans
réservoir sous pression. C’est même moins cher.
L’eau filtrée goutte-à-goutte s’accumule dans
une tourie que l’on peut périodiquement nettoyer. Les
astuces techniques relatés dans ton texte pour éviter la
soi-disant contamination du réservoir entraînent
inutilement des frais élevés. Le point de vue de certains
fournisseurs est évidemment différent: “pourquoi
faire simple et bon marché, quand on peut faire comliqué
et cher?”
Le “maitre achat” pour disposer chez soi
de l’eau bio-compatible est la microfiltration de l’eau de
pluie. Pour une telle installation, il suffit de disposer de quelques
m² de toit de captage (minimum 2,5 m² par personne) et 200
à 300 litres par personne de capacité de stockage de
l’eau qui descend du toit. La citerne de stockage sera
obli-gatoirement enterré et en béton. Une petite citerne
de 1 m³ suffit pour alimenter une famille en eau bio-compatible.
Des systèmes de microfiltration sont à présent
largement commercialisés, notamment par la firme Doulton
(publicité gratuite). Il s’agit de filtres en
céramique d’une porosité inférieure à
un micron. La filtration est achevée par le passage sur charbon
actif.
Le temps de séjour dans ces filtres est
faible par rapport à ce que l’on constate dans les
réservoirs à osmose inverse. De ce fait, une étude
comparative de la teneur en bactéries de l’eau de pluie
microfiltrée et de l’eau osmosée a bien mis en
évidence la supériorité de la microfiltration. Il
faut cependant insister sur le fait, que la teneur en bactéries
est un critère accessoire. Quant aux caractéristiques
bio-électroniques, on constate que l’eau de pluie
microfiltrée est à peu près équivalente
à l’eau de ville traitée par osmose inverse. Donc,
la microfiltration doit être réservée à
l’eau de pluie correctement stockée dans une citerne en
béton. Elle est inopérente pour l’eau de ville.
Pour cette dernière on aura recours à l’osmose
inverse.
Je suis d’accord avec la rédaction des
revues qui ne publient pas de textes susceptibles
d’inquiéter inutilement le public. Les faits que tu
relates sont exacts, mais je suis plus prudent que toi quant à
leur interprétation. De plus de 20 années de partique
quotidienne de centaines de milliers de ménages prouve que les
systèmes à osmose inverse sont tout à fait fiables
et fournissent un eau de haute qualité, même avec un
entretien défectueux. L’absence total d’entretien
aboutit au pire à la fourniture d’une eau comparable
à l’eau de ville, contenant parfois un peu plus de
bactéries banales que l’eau avant filtration. Avant
d’arriver à ce résultat, dans la plupart de cas, la
membrane est saturée et cesse ce fournir de l’eau.
Bien amicalement,
Joseph Országh
Mons, le 7 septembre 2004.
Remarque importante:
Les considérations développées dans cette lettre ne concernent que la production d’eau alimentaire pour usage domestique. La production d’eau à usage cilinique et médical obéit à d’autres critères.
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